PLONGEE SOUTERRAINE
DU
TUNNEL DE LA FOURCHERIE
AVRIL 2010
Il y a tout juste un an, lors de notre réunion des contributeurs de Pâques 2009, nous avions redécouvert la galerie d'accès (fenêtre tunnelière), oubliée et cachée, du long tunnel de la Fourcherie, un ouvrage ferroviaire commencé, jamais fini et abandonné. Derrière le tas de pierres qui la dissimulait, cette ouverture semblait définitivement murée et condamnée. Cependant, l'un d'entre nous, petit malin, suggérait qu'il y avait peut-être une porte cachée par les pierres. Nous retournâmes donc sur place gratter le sommet du tas pour vérifier cette hypothèse. En effet, un linteau nous apparut très vite et, mieux encore, la porte dégondée nous livra un faible passage pour tirer quelques clichées à bout de bras. Ceux-ci révélèrent que la galerie était inondée.
Dès lors, l'exploration devenait indispensable, d'autant que le tunnel de la Fourcherie soulevait bien des énigmes parmi le petit monde des passionnés de patrimoine ferroviaire. Il suffisait juste de trouver les plongeurs adéquats, d'obtenir les autorisations nécessaires et de déblayer le tas de pierres.
Ce travail a demandé un an de préparation et a trouvé sa finalité dans une formidable opération de plongée souterraine qui est une première puisqu'il n'existe pas dans notre pays d'autres tunnels abandonnés et noyés par les eaux d'infiltration. Voici donc les photos de ce grand moment d'histoire ferroviaire.
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Comme d'habitude, chez nous, tout commence
par un grand repas convivial
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Mais très vite le sérieux et les obligations
reprennent le dessus
Alors il faut bien travailler au petit-déjeuner
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La "fenêtre" d'accès
au tunnel vient d'être déblayée. La voici telle
qu'elle apparaît
Deux d'entre nous s'activent à lui rendre un aspect plus présentable |
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Elle révèle alors le théâtre de nos futurs exploits : 2300 m de galerie noyée à explorer |
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Les plus jeunes membres du groupe en
profitent pour se faire photographier dans l'entrée de la galerie
Ce n'est pas tous les jours qu'elles auront l'occasion de vivre pareil moment historique |
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C'est alors que se présente un homme.
Il a 85 ans, il a travaillé pendant 4 ans au chantier du tunnel, de
1951 à 1955.
C'est la mémoire vivante du tunnel. Il va tout nous dire sur ce dernier.
Les révélations de notre témoin
posent un sérieux problème
La profondeur annoncée est beaucoup plus grande que prévue
Une conférence au sommet s'impose
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Et un volumineux matériel doit
être déployé
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Le premier plongeur de reconnaissance
se prépare
Pas facile de se déplacer avec 100 kg de matériel sur le dos |
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Et encore moins facile de se relever |
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Puis vient le moment du départ
Ca y est, il est parti. Son accompagnatrice ressort du trou, satisfaite de la mise à l'eau Tous les espoirs sont permis |
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Pendant ce temps, tout le monde est
entendu par la journaliste
Un véritable interrogatoire, tout y passe : nom, prénom, qualités... Il en résultera un superbe article dans le journal. Grand merci à elle et au photographe |
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Hélas, le plongeur de reconnaissance
revient très vite
Chose inattendue : la galerie est truffée d'algues qui rendent la visibilité nulle |
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Il est alors midi. De copieuses grillades
viennent consolider le moral
Pendant que d'autres profitent de ce moment de détente pour se baigner dans le lac de Bort les Orgues |
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Mais il faut remettre ça. Le
deuxième plongeur va tenter le coup avec une autre technique
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Cet ancien tuyau court tout au long
de la galerie
Il va être un précieux guide dans ce milieu sans visibilité |
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Pendant ce temps, d'autres membres
retrouvent le "puits" sondage signalé par La Vie du
Rail
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La deuxième plongée est un demi-succès.
Le plongeur a pu parcourir et équiper 700 m dans la galerie de la fenêtre.
Mais il n'a pu rejoindre le tunnel ferroviaire proprement dit.
Le deuxième plongeur ressort de la fenêtre
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Deuxième jour : Le camp se réveille
tout doucement
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La plongée est affaire de technique
Mais aussi de mental Cette fois, on vaincra |
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Le départ du plongeur : une
immense solitude
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Ca y est : il a disparu |
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Les trois et quatrième plongées sont des échecs Les conditions sont très dures, la visibilité nulle En témoigne la fatigue qui se lit sur les visages Cette fois, la sortie du trou est définitive |
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Un dernier repas vient clôturer
cet extraordinaire moment d"amitié
Grâce aux bons soins de notre cuistot qui s'est dépensé sans compter autour de ses grillades |
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De gauche à droite, la mémoire vivante du tunnel,
l'organisateur et l'un des plongeurs
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Les meilleurs moments ont une fin.
Il est temps de refermer la porte
Quand sera-t-elle rouverte ? |
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Les redécouvreurs sont tous là. Ils ont écrit
un beau moment d'archéologie ferroviaire
Et tout cela sous l'oeil bienveillant de notre Cher et Vénéré
Président qui aime bien les majuscules
et, je le sens, qui va me virer (une fois de plus)
L'aventure
continue, il suffit de suivre son chant